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Les oreilles en chou-fleurLe doute, première menace de la création.villemure6 décembre 2009
Assis toi 15 minutes tranquille et pose toi la question sincèrement. Pourquoi diable est-ce que je fait de la création exactement? Je veux dire, ça vaut la peine parfois de se poser des questions honnêtes à soi-même sur la nature de nos actions. Tu fais peut-être de la création musicale ou visuelle comme ça, pour t’exprimer sincèrement, ou pour t’amuser tout simplement? C’est bien, c’est beau, c’est pur, félicitation. J’ai quand même tendance à croire que dans le processus on se fait facilement rattraper par un certain désir de plaire. Le désir profond de montrer qu’on vaut quelque chose aux autres. Bref, une partie de nous-même prend en considération l’extérieur lors du processus de création. C’est quasi innévitable et vous savez probablement de quoi je parle. Est-ce que cette pulsion est réellement nécéssaire au bon fonctionnement du processus créatif? À mon avis, c’est non. C’est même une nuisance à l’obtention d’une oeuvre de qualité véridique et parfaitement honnête. On dit que les deux plus grandes peurs de l’être humain sont la peur de la mort et la peur de parler en public…Parler en public et la mort….C’est assez loin comme niveau de gravité non? La mort on peut comprendre. Personne ne peut dire avec certitude qu’est-ce qui se passe quand tu fermes les yeux la dernière fois. C’est la peur de l’inconnu fois 1000. Pour ce qui est de s’exprimer devant public, on peut faire un lien évident avec l’éxercice créatif. Le résultat de ton expression créative va inévitablement être entendu par un public quelconque, dans le cas contraitre l’oeuvre meurt à la naissance. Car sa vie commence réellement quand elle se rend vers l’autre, c’est sa nature de voyager d’une consicence à l’autre. Le fait de s’exprimer en public revient à livrer aux autres personnes une partie de soi, donc de s’ouvrir et montrer une partie de qui nous sommes réellement. Cela nous rend vulnérable à une forme de jugement de la part de l’autre. Le jugement, c’est pas agréable pour personne car il s’attaque à des parties fondamentales de notre individu. Il faut être plutôt solide sur ses pattes pour être immunisé aux effets du jugement d’autruit. Lors du processus de création, vous avez surement déjà eu à cotoyer une petite voix intérieure qui amène le doute dans votre esprit. N’est-ce pas? Le doute vient principalement de notre peur de la perception qu’aura le monde extérieur sur notre travail. Un travail qui se veut fragile car il est le résultat de quelque chose provient du plus profond de nous. C’est ce que l’exercice créatif devrait être du moins, l’expression du côté intuitif totalement libéré. Donc, petit exercice simple à faire lors de la prochaine séance de création. Identifier quand la petite voix du doute se pointe et la détacher de soi, la taire ou l’ignorer. L’anticipation des réactions extérieures potentielles ne devrait en aucun cas influencer le libre court de notre activité créative, jamais. C’est souvent dans ces sentiers que des artistes de carrière finissent par se perdre. – Petite plug pour un ami en finissant. 5940 rue St-Hubert, Montréal Merci pour votre temps.
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